« Parfois j’ai juste l’impression qu’on me traite comme une machine »

eXXprIIIme-toi !

Nouveau débat lancé par ce témoignage : Trop de devoirs, trop d’interros, trop de prépas ?

Vous connaissez le sentiment du jeudi soir, quand vous avez une interro de math le lendemain en plus d’une interro de 25 pages en sciences, de 25 pages en sciences-éco avec bien sûr un texte de néerlandais à apprendre par cœur ?
Moi ce sentiment je l’ai presque toutes les semaines parce que certains professeurs ne comprennent pas qu’il n’y a pas que leur cours à étudier mais aussi celui de tous les autres. Et quand ils s’y mettent tous ensemble c’est l’enfer !
Parfois j’ai juste l’impression qu’on me traite comme une machine. On n’a plus le temps de rien faire d’autre que travailler. On se lève super tôt, on se concentre toute la journée pour être attentif, pour essayer de comprendre tous les cours et essayer d’enregistrer toute la nouvelle matière. Et puis, quand on rentre chez soi, on ne rêve que d’une chose : se reposer, se détendre… mais non, on n’a même pas le temps de souffler 5 minutes qu’on doit déjà s’y remettre.
Parfois en ouvrant mon journal de classe je me dis que jamais je n’arriverai à faire tout ça et je suis découragée avant même d’avoir commencé. Alors généralement je commence par les choses les plus importantes, les matières  que je ne peux pas me permettre de ne pas étudier, mais parfois, par manque de temps, je dois faire le choix entre bâcler certains trucs ou travailler jusqu’à 21h00.  Alors c’est vrai que ça aide à comprendre la matière d’étudier et de s’entraîner à refaire les exercices mais souvent c’est beaucoup trop et tout arrive en même temps.
Ma vie ne se résume pas à l’école et j’aimerais avoir plus de temps pour tout simplement profiter de mes activités, de mes amis et de ma famille.
Enfin, comme diraient nos profs : « Tout n’est qu’une question d’organisation. Il suffit de s’y prendre à l’avance. » Si seulement ça suffisait !

Emma Daelman

2 commentaires

  1. Anaïs Larue

    Disclaimer, en vue de remarques du genre: « Mais il faut bien les occuper, les élèves, sinon ils passeraient leur temps à glander. Ils nous remercieront plus tard. Et puis, ils devraient s’estimer chanceux, ils n’ont pas tant de travail ! De mon temps… »
    Premièrement, je suis d’accord, il faut occuper les élèves, ne leur laisser aucun temps libre, pour qu’ils évitent de faire des activités sportives ou artistiques, d’apprendre par leurs propres moyens ce qui les intéresse. Pour qu’ils évitent surtout d’avoir du temps à tuer qu’ils emploieraient à tester des activités manuelles, à se forger des relations qui les rendront heureux et les feront grandir en société. Pour qu’ils ne puissent pas se poser la question de savoir ce qu’ils aiment et ce qu’ils veulent devenir, bref qui ils sont. D’ailleurs je trouve scandaleux qu’ils n’aient que 32 heures de cours par semaine. Hier, dans le bus, j’ai vu un jeune regarder par la fenêtre. N’avait-il pas de devoirs à faire ? Non mais franchement, où allons-nous !
    Ensuite, sans ironie cette fois, on peut se poser la question : le travail n’est-il pas positif ? Après tout, l’école est là pour forger l’élève et son esprit-critique, ses facultés d’apprentissage. Oui, bien sûr ! Mais mon but n’est pas d’abolir l’école. Je crois simplement qu’il y a moyen de trouver un juste milieu dans le dosage du travail à domicile. Parce que deux heures de travail scolaire chaque jour en plus de l’école n’est peut-être pas le meilleur emploi de ce temps, et que si travail il y a, il devrait venir de l’élève et de ses centres d’intérêt, plutôt que d’un enseignement uniforme qui risque d’en dégouter et d’en perdre plus d’un. C’est une utopie ? Peut-être, mais j’ai envie d’y croire !
    Finalement, je ne peux que reconnaitre que nous sommes chanceux comparativement à d’autres. Nous vivons à une époque, dans un pays, et surtout un collège où certains ont compris qu’une vie d’adolescent ne se résumait pas à l’école. Mais cela veut-il dire qu’il ne faut pas continuer à porter cette voix, cet appel à l’aide ? Peut-on dire que parce qu’il y a plus de justice aujourd’hui qu’hier la justice ne doit plus être améliorée et défendue ? Non ! Nous avons de la chance, tant mieux. Mais que ceux qui viendront après nous aient encore plus de chance, et n’aient plus à appeler à l’aide!

  2. Valérie Mortier

    C’est vrai qu’en étant parent, on a beau être passé par là on se dit que ce sont des semaines très chargées pour nos adolescents. Il y a peu de moments de répit en dehors des congés scolaires. Je peux comprendre leur envie de faire d’autres choses après 7 ou 8 heures de cours et l’envie de souffler le week-end.
    Ceci dit, il faut bien les préparer aux études supérieures qui seront tout aussi difficiles. Si on veut être positif, on peut se dire qu’ils seront prêts pour la suite…

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