Le Collège veut devenir une « Respect Zone »

Le Collège veut devenir une « Respect Zone »

Ce vendredi 17/11/17 a eu lieu à l’école une conférence de presse. 

 

Pourquoi ? Notre commune, Woluwé-Saint-Pierre, a décidé d’adhérer au label Respect Zone (www.respectzone.org).

Qu’est-ce que c’est ? Une asbl de lutte contre le harcèlement, la discrimination ou encore la radicalisation. Bref, toute forme de violence aussi bien sur Internet ou les réseaux sociaux que dans le monde réel. Elle invite chaque utilisateur à respecter sa charte (www.respectzone.org/un-label-pour-tous/la-charte/) et permet à ceux qui le souhaitent de devenir son ambassadeur et par la même occasion, de s’engager à être à l’écoute de ceux qui subissent des violences et de bannir tout acte violent.

Pourquoi dans notre collège ? Parce qu’il a décidé d’adhérer au projet afin de développer la compréhension et la modération des réseaux sociaux. La commune a encouragé toutes ses institutions publiques (bibliothèques, centres sportifs, hôpitaux, écoles, universités,…) à adopter le label mais plus particulièrement les établissements scolaires car ce sont les plus touchés par le (cyber)harcèlement et l’insouciance sur les réseaux sociaux.

Qui était présent? Du personnel de l’école, quatre élèves, de nombreux journalistes, notre directeur, le bourgmestre, la secrétaire d’État à l’égalité des chances, deux échevins et des représentants du label, dont le créateur.

Pourquoi Woluwé -Saint-Pierre a-t-elle voulu signer la charte ? La violence sur Internet est un phénomène qui n’est pas encore bien régulé, ainsi, notre commune a voulu offrir un outil en plus à ses établissements afin de la contrer. De plus, elle possède une forte densité d’établissements scolaires, surtout en son centre que 5000 élèves fréquentent quotidiennement.

 

Est-ce que ça nous concerne ? Oui ! D’après la secrétaire d’État, un jeune sur trois a déjà été victime de harcèlement et un sur cinq en a déjà été l’auteur. De plus, 70% des jeunes en auraient été témoins. Et cela ne s’arrête pas à la grille de l’école, ça continue aussi (et principalement pour le cyberharcèlement) à la maison. Cela peut pousser certains élèves qui refusent de se déconnecter ou d’en parler (par peur, par fierté,…) à la dépression et à la phobie scolaire. Ils doivent alors voir un psychologue, changer d’école avec, parfois, des conséquences sur leur apprentissage. Ce n’est heureusement pas toujours aussi grave et nous ne sommes pas tous égaux face à la violence et l’intimidation. D’ailleurs certaines personnes sont jugées plus stigmatisables que d’autres en raison de leur sexe (le harcèlement touche deux fois plus de filles que de garçons), de leur origine, de leur orientation sexuelle ou autre.

Qu’est-ce que je peux faire ? Premièrement, respecter tous les points de la charte. Ensuite, ne pas rester passif(ve), car c’est la cause de beaucoup de tragédies d’après Philippe Coen, créateur du label. Si vous êtes témoins de violences, rappelez aux autres leurs responsabilités, mettez-vous à l’écoute de la victime ou parlez-en! Un message ne peut pas vraiment être effacé alors faîtes également attention à ce que vous postez. Pour finir, si vous avez une idée, n’hésitez pas à la partager à Respect Zone qui, avant d’être un symbole de respect international reconnu par l’Unesco, n’était qu’une idée de deux collégiens français. N’hésitez pas à les contactez car ils sont à l’écoute d’autres projets !

Qu’est-ce que ça va changer ? Concrètement, l’école comptait déjà mettre en place un projet de sensibilisation sur les dangers d’internet et des réseaux sociaux auprès des élèves (surtout ceux du premier degré). Pour le reste, cela dépend surtout de notre propre volonté à devenir actifs, à respecter les autres ainsi que soi-même et à aider ceux qui en ont besoin.

 

Affaire à suivre…

Anaïs Larue

 

Dans la presse :

BX1 (vidéo)

Le Soir 

Rédiger un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *